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samedi 5 avril 2014

La patience récompensée: un rouge des Marches

GAROFOLI GROSSO AGONTANO RISERVA 2007 (SAQ 905679 - 28,45$ millésime 2008 actuellement disponible) vin rouge sec

La maison Garofoli est surtout connue pour ses grands blancs de l'appellation Verdicchio dei Castelli di Jesi (DOCG), dont la qualité ne fait plus aucun doute et qui représentent plus de 60% de leur production. 
Ce grosso Agontano de l'appellation Conero (DOCG), dans les Marches, issu à 100% du cépage Montepulciano, que j'avais déjà dégusté à quelques reprises, m'avait toujours laissé perplexe. Je l'ai dégusté il y a deux ans, alors que je représentais la maison (ce qui n'est malheureusement plus le cas aujourd'hui). J'en venais toujours à la même conclusion: trop chaud en alcool, déséquilibré et au fruit masqué par l'alcool. J'avais beau carafer, rien à faire. J'ai donc décidé de ne pas m'acharner et d'oublier cette bouteille au cellier un certain temps. 
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C'est toujours un peu frustrant quand on s'achète une bonne bouteille et qu'on a l'impression de ne pas pouvoir en profiter pleinement, mais parfois, la patience sait récompenser celui qui a attendu... et ce fut le cas hier soir!

Sur un repas sans prétention: une pasta sauce tomate, ail et basilic, accompagnée de saucisses italiennes piquantes (en tout cas elles étaient supposées l'être mais je pense qu'on a pas la même définition de piquante le boucher et moi...) j'abordais donc cette bouteille avec aucune attente mais plutôt par défaut. Je n'avais rien d'Italien de moyenne gamme étant prêt à boire, fallait donc redonner une chance à celle-ci, qui couvait dans le cellier depuis 2 ans. Eh bien il en a valu la peine!




D'un rouge grenat d'intensité moyenne laissant poindre une touche d'évolution aux reflets tuilés, ce vin dévoile au nez des notes de prunes, de mûres sauvages et de raisins de corinthe. Quelle différence avec le même vin où j'avais l'impression de chercher le fruit! Viennent ensuite des parfums épicés, de menthe, de cannelle et de bâton de réglisse. Je note une belle présence de minéralité dans ce bouquet, de même que certaines notes plus évoluées, de cuir et de tabac. Humm, complexe à souhait! 
En bouche, beaucoup de matière, mais des tannins ficelés serrés présentant une belle souplesse, à l'attaque presque fondue. On sent qu'ils auraient certainement pu soutenir quelques années suplémentaires, mais le beau fruit noir s'affichait ici avec une si belle vigueur que j'aurais pas hésité à en ouvrir une autre. La rétro, sur de dominantes de chocolat noir un peu amer venait compléter cette expérience gustative de ce vin bien sec, très structuré et dense, mais qui cette fois-ci s'était présenté dans un gant de velour. 

Vous pouvez actuellement trouver le millésime 2008 sur les tablettes de la SAQ, mais je vous suggère également d'essayer leurs blancs qui valent franchement le détour.




dimanche 20 janvier 2013

Un trésor de Provence


CHÂTEAU PRADEAUX BANDOL 2000 (SAQ 851758 - 36,75$ millésime 2006 actuellement disponible à la SAQ) vin rouge sec

Cette bouteille m'avait été donnée par ma mère il y a plusieurs années, elle qui revenait d'un voyage en France. Elle m'avait dit d'oublier cette bouteille dans le fond de mon garde-robe qui me servait de cellier à l'époque. C'est ce que j'ai fait non sans difficulté, parfois c'est l'abondance dans la réserve de vin, mais parfois c'est la sécheresse. Plusieurs canons sont tombés au combat sans avoir eu la chance d'atteindre leur pleine maturité, mais le Château Pradeaux 2000 a su résister aux multiples réceptions des dernières années. Jusqu'à hier...

Ce vin est composé de mourvèdre à 95%. D'ailleurs l'appellation Badol exige un minimum de 50% de ce cépage qui jouit des conditions idéales pour arriver lentement à maturité dans ce coin de Provence. Le vignoble est orienté vers le sud et donc aussi vers la Méditerranée. Le vent marin contribue à tempérer l'air et ainsi empêcher les fruits de cuire au soleil. Les sols argileux permettent une rétention d'eau réduisant le stress hydrique des ceps. Bref, ce cépage venu d'Espagne a véritablement réussi à trouver sa niche parmi les cigales. On l'utilise aussi sous la même appellation pour en faire de délicieux rosés. J'en aurai d'ailleurs un à vous présenter ce printemps lors de la sortie des rosés de spécialité par la SAQ. Mais revenons à celui-ci en rouge, dont les 5% résiduels sont issus du Grenache.

Visuellement en jeunesse ce sont des vins très colorés et opaques, mais l'évolution de celui-ci lui amène de la brillance et des reflets un peu tuilés. Le nez est magnifique et très complexe. De plus il continue à évoluer au fur et à mesure que le vin s'ouvre. La palette aromatique est composée d'un bouquet d'herbes de Provence séchées, de pruneaux, de fenouil, de cuir frais, de tabac et de vieux balsamique. Il faut avoir goûté des vins évolués pour apprécier toute la puissance possible dans autant de finesse. De doux tannins complètement fondus, mais avec encore une belle acidité. Je vois mal comment ce vin pourrait encore se bonifier sans perdre ce fruit si mûr et tomber dans des arômes tertiaires. C'est soyeux et riche, comme une couverture en polar sur le bord du feu l'hiver. Cette texture veloutée en bouche est complètement renversante. On déguste, on ne parle plus, on tombe dans la lune. On se regarde tous, on sourit, on est bien. Le crescendo gustatif se termine sur une petite note cuite amère d'olives noires séchées au soleil.

Merci maman pour ce chef d'oeuvre. Merci Pascal et Mélissa pour ce super sanglier au cacao et aux porcini. Le match parfait pour récompenser la patience si souvent mise à l'épreuve qui nous a permis de déguster ce jus à son plein potentiel.

À quand le Bandol vendu en primeurs?

Adam Drolet
adrolet@univins.ca
514-347-0245


dimanche 23 décembre 2012

Quand Saint-Émilion Grand Cru rime avec gigot d'agneau du Québec





















CLOS BADON THUNEVIN SAINT-ÉMILION GRAND CRU 2009 (SAQ 11378471 - 43,75$) vin rouge sec

D'un beau rouge rubis intense dont les reflets trahissent la jeunesse, ce St-Émilion est composé de 50% de Merlot, 40% de Cabernet Franc et de 10% de Cabernet Sauvignon. Son vignoble situé entre les vignes de Pavie et de Larcisse Ducasse a été acheté en 1998 et l'élaboration du vin est le fruit du travail des mêmes personnages qui sont derrière Valandraud.

On connaît maintenant bien ce millésime 2009, mûr, charnu, déjà accessible en jeunesse mais dont la densité contribuera au potentiel de garde. Le vin qui nous intéresse ici n'en fait pas exception. Au nez, la mûre presque cuite, le boisé qui se présente sous des notes de cèdre et de toasté, un côté un peu mentholé et anisé, puis une dimension sous-bois, comme un mélange de terre humide et de feuilles mortes.

La bouche est pleine et juteuse, sur des tanins concentrés mais glissants. Les arômes de fruits noirs chauds dominent. Le boisé (18 mois de barriques neuves) contribue à donner à ce vin un style moderne et racoleur. C'est puissant et dense, mais gouleyant. Par contre, c'est un vin de gastronomie, ne pensez pas prendre ça tout seul, ce serait un peu lourdeau. Le gigot d'agneau aux herbes provençales a parfaitement dansé le tango avec ce nectar, mais vous pouvez y aller avec le shawarma ou encore une pièce de chevreuil. Le chevreuil aime le sapinage et la dimension boisé/cèdre de ce vin révèlera la symbiose recherchée en période de Fêtes.

Je vous souhaite à tous de merveilleux moments près de ceux qui vous sont chers. Profitez-en bien pour oser la bonne bouteille, c'est l'excuse parfaite!

Adam Drolet
adrolet@univins.ca
514.347.0245

dimanche 22 juillet 2012

Beronia Gran Reserva 2001: La Rioja frappe encore!


BERONIA GRAN RESERVA RIOJA 2001 (SAQ 11688550 - 30,50$) vin rouge sec


Si vous fouillez dans mes récentes chroniques, vous trouverez les notes de dégustation de la version reserva du même vin. Celui-ci, le Gran reserva 2001 sortait jeudi passé dans les SAQ Sélection, dans le cadre d'un nouvel arrivage de 24 vins du Top 100 du magazine Wine Spectator. Le rapport qualité/prix du reserva 2006 m'avais beaucoup étonné. Eh bien me revoici émerveillé. Le seul hic: les quantités. En 24 heures, la distribution du produit a fondu de 50 à 34 succursales et rien n'est dit qu'il en restera d'ici la fin de la semaine prochaine. Je me permet quand même de vous en faire part, parce que de retrouver autant de complexité d'arômes et d'évolution dans son verre au fur et à mesure que le vin s'aère, c'est tellement satisfaisant.

Au moment de verser le jus dans mon verre, j'ai tout de suite reconnu un vin évolué. D'une couleur grenat intense, on perçoit quelques reflets couleur brique. Je plonge rapidement mon nez dans le verre et c'est ma première surprise. Le vin est relativement fermé, on perçoit une chaleur d'alcool bien présente avec des notes fumées boisées (le vin passe quand même 30 mois en barriques de trois ans d'âge), suivi de notes balsamiques assez intenses. Un vin encore bien jeune me dis-je!

Puis j'agite, je replonge et tranquillement, le fruit de dévoile: de la prune, de la framboise sauvage, de la mûre. Puis des épices, comme la muscade, la cannelle, ensuite la réglisse, le café, le chocolat et l'aneth (bien présent). Ahhh! quel plaisir.

En bouche, belle présence concentrée de matière tannique à la texture souple à l'attaque et un peu granuleuse en finale, un autre signe que le vin est encore jeune. Suis-je bien en train de boire un vin qui possède 11 ans d'âge??? Il est bel et bien loin d'être à son plein potentiel. La fiche technique de la SAQ fait mention d'un potentiel de bonification jusqu'en 2022, alors que celle fournie par mon ami Pascal sur le site du Wine Spectator parle plutôt de 2015. Je ne vois certainement pas comment le vin peut pleinement se bonifier d'ici trois ans, il a encore beaucoup trop de tannins serrés capables de s'assouplir et une évolution en verre qui ne cesse d'afficher des personnalités différentes tout au long de son processus d'oxygénation. Je pense qu'un horizon de 2020 serait judicieux, le vin aura alors 19 ans, c'est fou!

Profitons du prix de ces vins pendant qu'il en est encore temps, parce que quelqu'un quelque part va finir par allumer qu'on est mort de rire!!

Bon steak les amis!

mercredi 11 avril 2012

La plénitude des Bourgogne 2009 version Taupenot-Merme

SAINT-ROMAIN DOMAINE TAUPENOT-MERME 2009 (SAQ 11094866 - 33,25$) vin rouge sec


2009, ce millésime toujours opulent en France, nous permet actuellement d'apprécier les vins de Bourgognes. Dans un millésime où tant la qualité que la quantité furent au rendez-vous, la Bourgogne nous offre des vins concentrés, mûrs et déjà appréciables malgré leur jeunesse. C'est vers la fin de l'été et au début de l'automne que les bordeaux 2009 inonderont les tablettes de la SAQ, mais avec un printemps qui semblait précoce avant de se faire attendre, le rouge digeste demeure de mise. Calmons nous et laissons les rosés tranquilles encore un peu. C'est donc sans conteste que je vous présente ce beau pari à 33$, qui a un potentiel de garde de 8 à 10 ans.

Le domaine Taupenot-Merme est situé à Morey Saint Denis et est opéré depuis 7 générations par la même famille. Le domaine possède 20 appellations sur 13 ha de vignes en Côte de Nuits et en Côte de Beaune, donc nul besoin de spécifier que vous n'êtes pas des millions à avoir l'opportunité d'y goûter. C'est souvent dans un phénomène de rareté qu'on réalise à quel point on doit se faire un devoir d'apprécier. Tous ceux qui ont rencontré Virginie, viticultrice et propriétaire du domaine, sont tombés sous le charme de sa passion pour ses produits. Il importe de mentionner que très peu de femmes sont viticultrice et c'est encore plus vrai en Bourgogne.

Le vin affiche une belle concentration pour un pinot. Les reflets pourpre-violacés trahissent sa jeunesse, mais sa densité promet. On y retrouve des notes enivrantes de cerises mûres et de muscade. Le jus bénéficie d'un élevage en fût dont 25% neufs et on le sent en bouche par l'assouplissement des tannins. Ils sont biens présents mais arrondis et souples. Le vin est encore assez "d'un bloc" mais déjà accessible avec beaucoup de fruit et de matière. La bouche est soutenue et la finale légèrement épicée.

Un vin de garde déjà bon, sur une grillade de viande blanche... en acheter un seul exemplaire ça peut devenir déchirant.

Adam Drolet
adrolet@univins.ca
514.347.0245

vendredi 13 janvier 2012

Le Marchand du Bourg et Solaia 2001


 SOLAIA ANTINORI TOSCANA IGT 2001 (SAQ 10821064 - 241,75$ prix du 2007) vin rouge sec

Un de mes derniers repas de 2011 a été un voyage en soi. Le 30 décembre, je me suis retrouvé dans la boutique de Marc Bourg, maître boucher. Un personnage sypathique, coloré et d'un souci exceptionnel pour sa clientèle. Dans un monde où les généralistes prévalent bien souvent sur les spécialistes, on s'aperçoit avec bonheur que certains Mohicans sont encore debouts et prêts à se battre pour préserver une qualité supérieure de produits et de services. Pendant que Walmart commence à vendre sous un même toît des vêtements, des ordinateurs, des pneus et maintenant des produits d'épicerie (!), certains refusent de diversifier leur offre en travaillant davantage à améliorer sans cesse ce qu'ils nous proposent déjà. M. Bourg fait partie de ces derniers, armé de conviction et de convivialité.
Quand on entre chez lui, dans sa boutique de la rue Beaubien, on est immédiatement transporté dans le temps: du décor d'époque à l'accueil personnalisé, en passant par son suit (oui oui, le suit qui tue!), tout y est pour que l'expérience soit beaucoup plus que gustative. Nous avons passé près d'une heure à discuter avec Marc, que je me permets désormais d'appeler par son prénom tellement j'ai été reçu avec classe. Nous sommes ressortis avec une côte de boeuf de 2 pouces d'épaisseur vieillie 120 jours. Un bijou de boucherie comme j'en avais jamais rencontré. J'avais déjà l'eau à la bouche et je me rappelle très bien avoir conduit chez moi en serrant le volant plus fort qu'à l'habitude, empreint d'une impatience grandissante.
Au repos quelques heures sur mon comptoir, cette pièce de viande a été visitée et humée à plusieurs reprises, tel un fauve qui a sa proie à sa merci et fait durer le plaisir. À intensité forte, trois minutes  de chaque côté sur le BBQ, une minute à feu indirect et 5 minutes de repos sur le comptoir pour laisser la viande se réhydrater de ses sucs. Dans la carafe côtoyant ce futur festin, s'aérait déjà depuis près de deux heures le Solaia, icône des super-toscans.
D'une tendreté remarquable pour le taux d'humidité de cette viande, on pouvait nettement percevoir des arômes de noisettes et de champignons portobello. Nul besoin d'assaisonnements, nous nous sommes permis une pincée de fleur de sel. Nous étions sans mot, ébahis devant cette pièce de viande unique au Québec.
Quand au vin, solide et encore capable de tenir la route facilement un autre 5 an sans perdre son éclat, il affichait une robe teintée de reflets briquelés. Un bouquet complexe de fruits noirs, de cuir, de réglisse, d'épices douces et de champignons, sur une trame tannique de dentelle. Bref, le match idéal des occasions uniques. Il y a de ces moments culinaire qu'on se rappellera notre vie entière et celui-ci a commencé tout bonnement, un 30 décembre, dans une petite boutique chaleureuse de la rue Beaubien.

Merci Marc Bourg pour ce fantastique voyage!

PS: je reviendrai dès votre retour de vacances, car j'ai définitivement rendez-vous avec votre bavette.

lundi 10 octobre 2011

Un premier Pinot Noir de Bourgogne 2009

CHOREY-LES-BEAUNE DOMAINE TOLLOT-BEAUT 2009 (SAQ +11473209 - 35,50$) vin rouge sec


On les attendait avec impatience ces Bourgognes 2009. C'est un millésime qu'on a comparé à 2005 pour son fruit et sa concentration de matière. Ce vin faisait partie du magazine Cellier de la SAQ sorti dernièrement. C'est avec beaucoup d'expectatives qu'après deux heures de carafe, j'ai plongé mon nez dans ce pinot noir. Relativement discret au nez, il affichait des notes de cerise et de canelle. Puis en s'ouvrant davantage, le fruit rouge s'est concrétisé en offrant des arômes de fraises. En bouche on retrouve la cerise fraîche et une dimension épicée. C'est bien structuré. De beaux tannins croquants et juteux, une belle densité et une finale légèrement végétale. Délicieux et a très bien accompagné notre dindon de l'action de grâce avec une poêlée de champignons sauvages.

Adam Drolet
adrolet@univins.ca

dimanche 17 avril 2011

Grand cru classé en Bordeaux

CHÂTEAU GRUAUD LAROSE SAINT-JULIEN GRAND CRU CLASSÉ 2004 (SAQ 11143331 - 95,25$) vin rouge


Issu de cabernet sauvignon (55%) et de merlot (45%), ce superbe bijou de vin possède une robe rubis assez intense. Un nez très complexe de framboises mûres, de prunes, de réglisses, de noix de coco, de sous-bois et même une petite dimension florale que je ne suis pas arrivé à identifier. En bouche, c'est la puissance qui côtoie la finesse. Les tannins se sont assouplis sur ce millésime qui n'est pas réputé à la base. Ils sont bien juteux et arrondis, quoiqu'avec une minuscule rugosité en finale, donc pouvant encore se bonifier quelques années. Par contre, étant encore jeune, on a un plein accès au fruit, ce que personnellement j'apprécie (où est-ce dû à mon impatience?). La bouche: du beau fruit rouge mûr (framboises, cerises, cassis), du cuir, puis des notes torréfiées et réglissées. Du gros jus, dont la complexité s'exprime à chaque gorgée, laissant découvrir des arômes encore insoupçonnés. Il a été dégusté après trois heures de carafe. Ce fut un délice sur le gigot d'agneau à l'ail et au romarin dans son jus. Fait à noter: le vin a été acheté en 2007 et le prix a presque doublé en 4 ans. À regarder les sourires autour de la table, je pense qu'on a tous apprécié le voyage!