C'est par un temps maussade qui finalement aura perduré pas mal tout le weekend que nous avons tout de même trouvé le moyen d'en égayer le contenu. Pour ce faire, quoi de mieux que quelques amis, quelques vins et quelques fromages.
L'apéro:
Sauternes et foie gras, un classique!
Les blancs:
Quelques autres classiques des accords vins et fromages, comme ce CHARDONNAY LES GRAVIERS ARBOIS 2008 du Jura de Tissot (SAQ 875500 - 34,50$) vin blanc qui redéfinit toutes les conceptions de ce qu'est un chardonnay, avec ce côté oxydatif très particulier. On lui avait jumelé un comté... excellent choix.
DOMAINE CAUHAPÉ SÈVE D'AUTOMNE JURANÇON SEC 2005 (SAQ 10257507 - 27,05$)
vin blanc qui possède tellement de fruit au nez qu'on s'attend forcément à quelque chose de sucré, mais il n'en est rien, bien au contraire. C'est vif sur des notes de poire et de melon de miel, un excellent parti pour le Petit Basque avec sa texture ultra beurrée, un régal!
DOMAINE VACHERON SANCERRE BLANC 2009 (SAQ 10523892 - 30,25$) vin blanc sec et rafraîchissant, bien citronné et minéral. C'est pas la première fois que j'encense le mariage entre le fromage de chèvre et le sancerre. Nous avions accès à cet AOC qu'est le crottin de Chavignol, extra sec, presque poudreux ou crayeux. La gorgée bonifiait la bouchée et vice versa. J'ai flairé le moment pour passer à l'acte et ouvrir ce fameux trésor rapporté directement de chez Henri Bourgeois: LE CHÊNE SAINT-ÉTIENNE SANCERRE 2000 (non disponible au Québec mais dont j'avais déjà parlé précédemment) vin blanc qui possédait un boisé bien intégré et encore une acidité qui tenait la route. Pour un vin de plus de 10 ans c'était plus qu'espéré.
Question de vous tenir en haleine et aussi parce que je commence dans mes nouvelles fonctions chez Univins demain matin, je vous promets la suite de ce magnifique festin dès demain...
dimanche 15 mai 2011
mardi 10 mai 2011
Pinot noir de Bourgogne 2
BEAUNE PREMIER CRU LES EPENOTTES PARENT 2007 (SAQ 10376458 - 35,50$) vin rouge
Je suis un fan incontesté de pinot noir de Bourgogne. J'ai mis du temps à apprécier la finesse du pinot noir, c'est un goût qui se cultive. Malheureusement, j'ai aussi découvert que c'était un goût qui se payait. Pour avoir accès à de bons pinots de la région, faut sortir le blé. On a beau visiter le nouveau monde en pinot, on trouve rarement la minéralité au rendez-vous. En plus, leurs arômes tendent à devenir redondant, presqu'anti-terroir, puis la fraîcheur est souvent absente. Voici un exemple de ce qui se fait de bien et "relativement" abordable. Je dis relativement, parce qu'il faut juger du rapport qualité/prix, spécialement dans le cas du pinot noir. C'est un cépage très capricieux et difficile à cultiver. Les conditions climatiques idéales sont des journées chaudes et sèches, suivies de nuits fraîches permettant au raisin une maturation lente qui lui permettra de développer tout son potentiel aromatique. On trouve ici une robe grenat et un nez de kirsch, de noyaux de cerises, de graphite (mine à crayon), un peu de cuir et d'épices douces. En bouche, ahhh! Un craquant de cerise, comme au moment de l'été où elles sont à leur meilleur, pas 100% mûres, encore vives en acidité, rafraîchissantes, pleines de soleil. Ce n'est pas tant la complexité en bouche comme l'explosion de fruits rouges. Oui, c'est un peu jeune et j'en coucherai certainement quelques bouteilles, mais c'est droit, impeccable. De beaux tannins travaillés, apportant une rondeur qui contribue au plaisir. Un vrai coup de coeur!
Je suis un fan incontesté de pinot noir de Bourgogne. J'ai mis du temps à apprécier la finesse du pinot noir, c'est un goût qui se cultive. Malheureusement, j'ai aussi découvert que c'était un goût qui se payait. Pour avoir accès à de bons pinots de la région, faut sortir le blé. On a beau visiter le nouveau monde en pinot, on trouve rarement la minéralité au rendez-vous. En plus, leurs arômes tendent à devenir redondant, presqu'anti-terroir, puis la fraîcheur est souvent absente. Voici un exemple de ce qui se fait de bien et "relativement" abordable. Je dis relativement, parce qu'il faut juger du rapport qualité/prix, spécialement dans le cas du pinot noir. C'est un cépage très capricieux et difficile à cultiver. Les conditions climatiques idéales sont des journées chaudes et sèches, suivies de nuits fraîches permettant au raisin une maturation lente qui lui permettra de développer tout son potentiel aromatique. On trouve ici une robe grenat et un nez de kirsch, de noyaux de cerises, de graphite (mine à crayon), un peu de cuir et d'épices douces. En bouche, ahhh! Un craquant de cerise, comme au moment de l'été où elles sont à leur meilleur, pas 100% mûres, encore vives en acidité, rafraîchissantes, pleines de soleil. Ce n'est pas tant la complexité en bouche comme l'explosion de fruits rouges. Oui, c'est un peu jeune et j'en coucherai certainement quelques bouteilles, mais c'est droit, impeccable. De beaux tannins travaillés, apportant une rondeur qui contribue au plaisir. Un vrai coup de coeur!
lundi 9 mai 2011
Châteauneuf-du-pape blanc et fromages
LA FIOLE CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE BLANC 2006 (SAQ 10935993 - 31,50$) vin blancJe n'avais pas eu le temps de tout écrire sur le souper chez Denis. Nous avions opté pour des fromages goûteux. Dans l'ordre: 1608 de Charlevoix, Gruyère de grotte, Langres affiné au marc de Bourgogne et un Stilton à la bière. Évidemment avec des goûts aussi prononcés, nous devions nécessairement opter pour un vin puissant, capable de tenir la route vis-à-vis ce crescendo. Voici donc un Châteauneuf blanc. Il n'y en a pas beaucoup de disponibles à la SAQ, mais c'est déjà beaucoup mieux qu'il y a quelques années. Je ne me prononcerai pas sur la couleur, parce qu'on était à ce moment-là rendu aux chandelles et qu'on ne sacre pas à terre une ambiance au profit de connaître avec certitude la couleur d'un vin. Par contre j'irai aussi loin que de vous dire qu'il m'a paru doré et d'une bonne intensité. Au nez, ma blonde et nos hôtes ont tous perçu de la poire et même la poire williams. J'ai eu beau essayer, mais en vain. La dimension florale dominais, comme un peu lilas ou lavande, suivi de cire d'abeille puis d'un côté pétrolé qui me rappelait certains vins alsaciens. Bref, je n'ai jamais trouvé le fruit, mais pourtant l'acidité était bien présente, tout comme le gras, en faisant un bon choix pour nos fromages. J'aimerais bien goûter d'autres blancs de la même appellation à titre comparatif. Pour les curieux, on a terminé le souper avec un duo de glaces : choco 72% et fraises-poivre... pas pire.
dimanche 8 mai 2011
Les huîtres et le Chablis
CHABLIS PREMIER CRU HOMME MORT CHÂTEAU DE MALIGNY 2009 (SAQ 872986 - 34,50$) vin blanc
Je tiens à souligner la très belle sélection de vins de Chablis de la succursale SAQ du marché Jean-Talon (No 23055 dans le jargon SAQ). Je ne m'attendais pas à avoir autant de choix et surtout autant de bons choix dans cette succursale, qui réussit vraiment à faire des miracles au pied carré au niveau de sa sélection de produit. Bravo à toute l'équipe pour ce travail assidu, je pense que vous desservez à merveille votre clientèle. Nous avions décidé d'improviser une entrée d'huîtres pour le souper de fête à Denis: des Pickle Point, des Shiny Sea et des Raspberry Point. C'était la première fois que je me mettais à l'oeuvre pour ouvrir ces bestioles et j'ai bien apprécié l'expérience. J'en connais donc un qui va répéter l'expérience plus souvent. Mais bref on veut parler du Chablis. Ce premier cru Homme Mort possède un teint jaune très pâle, presque comme de l'eau. Le nez est superbe, on est sur des notes de pomme verte, de caillou mouillé, de petites fleurs blanches et d'écorce d'orange. En bouche, pas mal de gras (c'est le millésime 2009 qui parle), plus que ce à quoi on se serait attendu, mais équilibré d'un très belle acidité qui se prolonge et n'en finit plus de rafraîchir. On retrouve des arômes d'agrumes, de pomme mûre (pas la granny smith toutefois) et de noix. Un peu atypique comme Chablis par rapport à la texture et la minéralité en bouche, mais fort bon et superbe avec ces huîtres. Le homard s'en vient et je répèterais volontiers l'expérience avec ce vin. Merci Sonia et Denis pour la très belle soirée.
Je tiens à souligner la très belle sélection de vins de Chablis de la succursale SAQ du marché Jean-Talon (No 23055 dans le jargon SAQ). Je ne m'attendais pas à avoir autant de choix et surtout autant de bons choix dans cette succursale, qui réussit vraiment à faire des miracles au pied carré au niveau de sa sélection de produit. Bravo à toute l'équipe pour ce travail assidu, je pense que vous desservez à merveille votre clientèle. Nous avions décidé d'improviser une entrée d'huîtres pour le souper de fête à Denis: des Pickle Point, des Shiny Sea et des Raspberry Point. C'était la première fois que je me mettais à l'oeuvre pour ouvrir ces bestioles et j'ai bien apprécié l'expérience. J'en connais donc un qui va répéter l'expérience plus souvent. Mais bref on veut parler du Chablis. Ce premier cru Homme Mort possède un teint jaune très pâle, presque comme de l'eau. Le nez est superbe, on est sur des notes de pomme verte, de caillou mouillé, de petites fleurs blanches et d'écorce d'orange. En bouche, pas mal de gras (c'est le millésime 2009 qui parle), plus que ce à quoi on se serait attendu, mais équilibré d'un très belle acidité qui se prolonge et n'en finit plus de rafraîchir. On retrouve des arômes d'agrumes, de pomme mûre (pas la granny smith toutefois) et de noix. Un peu atypique comme Chablis par rapport à la texture et la minéralité en bouche, mais fort bon et superbe avec ces huîtres. Le homard s'en vient et je répèterais volontiers l'expérience avec ce vin. Merci Sonia et Denis pour la très belle soirée.
samedi 7 mai 2011
Vive la Loire
JEAN MICHEL SORBE REUILLY BLANC 2009 (SAQ 11154224 - 19,65$) vin blanc
La Loire est célèbre pour ses magnifiques châteaux, mais ses vins sont aussi magnifiques qu'ils sont diversifiés, passant par des crémants, des moelleux et par ce vin d'une appellation méconnue: Reuilly (à ne pas confondre avec Rully, appellation de Bourgogne). En fait, c'est le seul disponible à la SAQ en ce moment. En sauvignon blanc de Loire, plusieurs connaissent les Sancerre, certains ont découvert les Menetou-Salon, mais voici que ce sauvignon blanc m'a bien charmé. Comme ses cousins de la même régions, les mêmes reflets verdâtres se retrouvent sur ce vin très pâle. Le nez est typique du cépage de cette région, le côté herbacé, les agrumes, la minéralité, tout y est. En bouche, la première chose que je goûte, ce sont les cerises de terre, alliant acidité et légère amertume, wow, très rafraîchissant. Le fruit est craquant et en respirant un peu, il tend à s'ouvrir sur des notes de fruits tropicaux comme l'ananas. Belle vivacité et soudainement j'ai envie d'un ceviche de crevettes à la limette et la coriandre. Fait intéressant, malgré les quantités limités, c'est minimum 5$ moins cher qu'un Sancerre et tout aussi satisfaisant! Santé!
La Loire est célèbre pour ses magnifiques châteaux, mais ses vins sont aussi magnifiques qu'ils sont diversifiés, passant par des crémants, des moelleux et par ce vin d'une appellation méconnue: Reuilly (à ne pas confondre avec Rully, appellation de Bourgogne). En fait, c'est le seul disponible à la SAQ en ce moment. En sauvignon blanc de Loire, plusieurs connaissent les Sancerre, certains ont découvert les Menetou-Salon, mais voici que ce sauvignon blanc m'a bien charmé. Comme ses cousins de la même régions, les mêmes reflets verdâtres se retrouvent sur ce vin très pâle. Le nez est typique du cépage de cette région, le côté herbacé, les agrumes, la minéralité, tout y est. En bouche, la première chose que je goûte, ce sont les cerises de terre, alliant acidité et légère amertume, wow, très rafraîchissant. Le fruit est craquant et en respirant un peu, il tend à s'ouvrir sur des notes de fruits tropicaux comme l'ananas. Belle vivacité et soudainement j'ai envie d'un ceviche de crevettes à la limette et la coriandre. Fait intéressant, malgré les quantités limités, c'est minimum 5$ moins cher qu'un Sancerre et tout aussi satisfaisant! Santé!
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