PINOT NOIR KENWOOD RUSSIAN RIVER VALLEY 2010 (SAQ 10947935 - 17,85$) vin rouge sec
Qu'on se le dise: amateurs de pinot noir, c'est une aubaine. La région de Russian River en Californie est reconnue pour ses pinots noirs et ses chardonnays, curieusement, comme l'est la Bourgogne. Fait également intéressant, c'est le seul produits actuellement offert à la SAQ provenant de cette région sous la barre des 20$. Le prix sur le prochain arrivage est supposé augmenter d'au moins 1$, mais celui-ci est encore ridiculement bas pour une qualité de pinot comme celle-là. On est sur un nez qui me rappelle à la fois la confiture aux fraises de ma grand-mère, constituée de fraises cuites dans un sirop épais mais encore liquide, ainsi que l'odeur des plants de framboises derrière la remise chez elle, où ma soeur et moi nous battions contre égratignures et abeilles pour des framboises qui ne se rendaient que très rarement plus loin que nos estomacs respectifs. Ce bouquet de fruits des champs en verre jouit d'un bref passage en barriques de 11 mois dont seulement 33% de fûts neufs, ne laissant ainsi aucun goût de vanille ou d'effet toasté. Un belle fraîcheur en plus, rien de mou ni de caricatural des vins lourds et chauds de la Californie. Un jus simple, frais et plein de fruit. Enjoy sur un steak de thon au sésame.
mercredi 25 janvier 2012
vendredi 13 janvier 2012
Le Marchand du Bourg et Solaia 2001
SOLAIA ANTINORI TOSCANA IGT 2001 (SAQ 10821064 - 241,75$ prix du 2007) vin rouge sec
Un de mes derniers repas de 2011 a été un voyage en soi. Le 30 décembre, je me suis retrouvé dans la boutique de Marc Bourg, maître boucher. Un personnage sypathique, coloré et d'un souci exceptionnel pour sa clientèle. Dans un monde où les généralistes prévalent bien souvent sur les spécialistes, on s'aperçoit avec bonheur que certains Mohicans sont encore debouts et prêts à se battre pour préserver une qualité supérieure de produits et de services. Pendant que Walmart commence à vendre sous un même toît des vêtements, des ordinateurs, des pneus et maintenant des produits d'épicerie (!), certains refusent de diversifier leur offre en travaillant davantage à améliorer sans cesse ce qu'ils nous proposent déjà. M. Bourg fait partie de ces derniers, armé de conviction et de convivialité.
Quand on entre chez lui, dans sa boutique de la rue Beaubien, on est immédiatement transporté dans le temps: du décor d'époque à l'accueil personnalisé, en passant par son suit (oui oui, le suit qui tue!), tout y est pour que l'expérience soit beaucoup plus que gustative. Nous avons passé près d'une heure à discuter avec Marc, que je me permets désormais d'appeler par son prénom tellement j'ai été reçu avec classe. Nous sommes ressortis avec une côte de boeuf de 2 pouces d'épaisseur vieillie 120 jours. Un bijou de boucherie comme j'en avais jamais rencontré. J'avais déjà l'eau à la bouche et je me rappelle très bien avoir conduit chez moi en serrant le volant plus fort qu'à l'habitude, empreint d'une impatience grandissante.
Au repos quelques heures sur mon comptoir, cette pièce de viande a été visitée et humée à plusieurs reprises, tel un fauve qui a sa proie à sa merci et fait durer le plaisir. À intensité forte, trois minutes de chaque côté sur le BBQ, une minute à feu indirect et 5 minutes de repos sur le comptoir pour laisser la viande se réhydrater de ses sucs. Dans la carafe côtoyant ce futur festin, s'aérait déjà depuis près de deux heures le Solaia, icône des super-toscans.
D'une tendreté remarquable pour le taux d'humidité de cette viande, on pouvait nettement percevoir des arômes de noisettes et de champignons portobello. Nul besoin d'assaisonnements, nous nous sommes permis une pincée de fleur de sel. Nous étions sans mot, ébahis devant cette pièce de viande unique au Québec.
Quand au vin, solide et encore capable de tenir la route facilement un autre 5 an sans perdre son éclat, il affichait une robe teintée de reflets briquelés. Un bouquet complexe de fruits noirs, de cuir, de réglisse, d'épices douces et de champignons, sur une trame tannique de dentelle. Bref, le match idéal des occasions uniques. Il y a de ces moments culinaire qu'on se rappellera notre vie entière et celui-ci a commencé tout bonnement, un 30 décembre, dans une petite boutique chaleureuse de la rue Beaubien.
Merci Marc Bourg pour ce fantastique voyage!
PS: je reviendrai dès votre retour de vacances, car j'ai définitivement rendez-vous avec votre bavette.
dimanche 18 décembre 2011
Une perle du Liban
CHÂTEAU KHOURY SYMPHONIE VALLÉE DE LA BEKAA 2006 (SAQ 11607561 - 19,60$) vin rouge sec
Quand on tombe sur une bombe qui constitue un excellent rapport qualité/prix, on a toujours la satisfaction d'avoir en quelque sorte déjoué le système. Quand on paie 20$ pour un vin, on veut en avoir pour 20$. Mais quel bonheur lorsqu'à l'occasion on fait connaissance avec un vin à 20$ pour lequel on obtient beaucoup, beaucoup plus. C'est exactement le cas avec ce petit bijou libanais.
Quand on tombe sur une bombe qui constitue un excellent rapport qualité/prix, on a toujours la satisfaction d'avoir en quelque sorte déjoué le système. Quand on paie 20$ pour un vin, on veut en avoir pour 20$. Mais quel bonheur lorsqu'à l'occasion on fait connaissance avec un vin à 20$ pour lequel on obtient beaucoup, beaucoup plus. C'est exactement le cas avec ce petit bijou libanais.
Le Liban à travers les âges, de par sa position géographique a acquis une histoire viticole riche et complexe. La culture de la vigne et le vin y ont toujours eu leur place. Depuis l’époque phénicienne, le commerce du vin avec l’Egypte a existé. Les Romains célébrèrent le vin en dédiant au dieu Bacchus un temple dont les vestiges subsistent à Baalbek. Jusqu’à l‘époque chrétienne, les Noces de Canaa témoignent de la notoriété du Liban viticole.
Château Khoury bénéficie d’une situation privilégiée sur les contreforts Est de la montagne libanaise (le Mont Liban) à une altitude comprise entre 1200 et 1300 m d’altitude. Les premières vignes de raisin de cuve ont été plantées en 1995. La surface du vignoble est actuellement de 13 ha. La construction de la cave a démarré en 2002 et a été terminée pour accueillir les premières vinifications de 2004.
Le Symphonie est fait d'un assemblage de cépages bordelais (Cabernet Sauvignon, Merlot et Cabernet Franc) ainsi que d'un cépage méditerranéen: la syrah. Le visuel nous offre une robe rubis foncé et nous révèle d'emblée la concentration du vin. Le nez est très complexe: framboises et mûres, réglisse, chocolat noir, épices légères et cuir frais, le tout sur une finale mentholée ou eucalyptus. Wow! 20$ vraiment!?! Voyons si ça se concrétise en bouche...
Les tannins sont riches et enrobés, assez serrés quand même mais veloutés. Le fruit est bien mûr mais balancé par une très belle acidité. On parle quand même d'un 2006, donc un vin de 5 ans d'âge et qui en principe, s'il n'avait pas été de qualité, aurait pu afficher une certaine perte de fraîcheur... pas du tout. Une surprenante puissance et complexité aromatique, une belle longueur et une belle intégration du boisé (12 à 18 mois de barriques).
À titre comparatif, j'ai récemment ouvert une autre bouteille de Phélan Ségur du même millésime 2006. J'aimerais bien les déguster côte-à-côte parce que je les considère pas mal équivalent. Le seul hic, c'est que le Phélan Ségur a été acheté à 50$...
Conclusion: Château Khoury, un excellent bordeaux... libanais!
PS: Solide sur le gigot d'agneau au BBQ accompagné de son couscous, mémorable!
lundi 5 décembre 2011
Vente record de Liano en fin de semaine
Il est désormais connu d'à peu près tout le monde au Québec, ce success story vinicole a franchi un cap important en fin de semaine. Le fameux Liano de la maison Umberto Cesari a fracassé des records de ventes lors du "door crasher" que la SAQ tient depuis quelques années déjà, vente sur 4 à 6 produits bénéficiant d'un rabais de 25% à 30%, à l'aube des Fêtes. Cette année, on pouvait penser que, conjoncture économique faisant, l'événement aurait pu sembler atténué, surtout qu'il suivait de près une vente de 10% dans les SAQ. Généralement, la clientèle sait que cette vente couvrant l'ensemble des produits est la dernière avant les Fêtes. On en profite donc pour faire nos provisions. Eh bien tout porte à croire qu'il restait quelques places dans le cellier...
Ce sont donc 29 200 caisses de 6 bouteilles (175 200 bouteilles) qui ont trouvé preneur sur une plage horaire d'environ 8 heures, ce qui représente près de 22 000 bouteilles à l'heure. Pour ceux qui trippent vraiment sur les chiffres, ça équivaut, à quelques bouteilles près, une bouteille vendue à toutes les minutes dans chacune des 400 succursales de la SAQ du Québec, toute la journée. L'histoire ne dit pas combien d'entre elles se sont retrouvées dans les bacs à recyclage le weekend même, mais chose certaine, ce fut le jus du Québec lors de cette première fin de semaine de décembre.
SANGIOVESE/CAB.-SAUV. LIANO UMBERTO CESARI RUBICONE I.G.T 2008 (SAQ 927707 - 27,50$) vin rouge sec
D'un beau rubis scintillant, ce vin rouge italien d'Émilie-Romagne, se présente avec un nez de fruits rouges mûrs (cerises et prunes rouges), de réglisse, de vanille, de café, avec quelque chose d'épicé comme la cannelle. La bouche est très ronde, soyeuse et fait saliver. Lors de ma dernière expérience de dégustation du même produit, j'avais trouvé une chaleur d'alcool bien présente, ce que je ne retrouve pas cette fois-ci. Le vin est bien balancé, pas trop mou et supporté par une belle acidité. La bouche suit le nez de fruits murs et est très invitante. On comprend bien comment ce vin est devenu si populaire rapidement. C'est charmeur, facile et on se rend compte trop rapidement que la bouteille est vide...
Ce sont donc 29 200 caisses de 6 bouteilles (175 200 bouteilles) qui ont trouvé preneur sur une plage horaire d'environ 8 heures, ce qui représente près de 22 000 bouteilles à l'heure. Pour ceux qui trippent vraiment sur les chiffres, ça équivaut, à quelques bouteilles près, une bouteille vendue à toutes les minutes dans chacune des 400 succursales de la SAQ du Québec, toute la journée. L'histoire ne dit pas combien d'entre elles se sont retrouvées dans les bacs à recyclage le weekend même, mais chose certaine, ce fut le jus du Québec lors de cette première fin de semaine de décembre.
SANGIOVESE/CAB.-SAUV. LIANO UMBERTO CESARI RUBICONE I.G.T 2008 (SAQ 927707 - 27,50$) vin rouge sec
D'un beau rubis scintillant, ce vin rouge italien d'Émilie-Romagne, se présente avec un nez de fruits rouges mûrs (cerises et prunes rouges), de réglisse, de vanille, de café, avec quelque chose d'épicé comme la cannelle. La bouche est très ronde, soyeuse et fait saliver. Lors de ma dernière expérience de dégustation du même produit, j'avais trouvé une chaleur d'alcool bien présente, ce que je ne retrouve pas cette fois-ci. Le vin est bien balancé, pas trop mou et supporté par une belle acidité. La bouche suit le nez de fruits murs et est très invitante. On comprend bien comment ce vin est devenu si populaire rapidement. C'est charmeur, facile et on se rend compte trop rapidement que la bouteille est vide...
mardi 15 novembre 2011
Grande vente de produits dont plusieurs importations privées le jeudi 17 novembre 2011
Possibilité d'acheter à l'unité dans le cadre d'une dégustation privée. Venez en grand nombre vous faire conseiller. Quantités limités sur plus de 200 produits. Places limités, inscription nécessaire.
10% à l'achat de 100$
15% à l'achat de 300$
Au plaisir!
Adam Drolet
adrolet@univins.ca
514-347-0245
10% à l'achat de 100$
15% à l'achat de 300$
Au plaisir!
Adam Drolet
adrolet@univins.ca
514-347-0245
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